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Mon retour dans l’univers du  costume et le Historical Sew Monthly

Mon retour dans l’univers du costume et le Historical Sew Monthly

Bonjour à toutes et à tous ! Avant de vous montrer le résultat de ma chemise 1880 entièrement brodée main (festons et œillets), je voulais vous parler d’un challenge de costume historique auquel je vais m’efforcer de participer cette année : le Historical Sew Monthly. 

Bilan couture et projets à venir : 2020 l’année du costume !

Bilan couture et projets à venir : 2020 l’année du costume !

Bonjour à toutes et tous ! Cette année encore, je ne déroge pas à la tradition du bilan avant d’aborder 2021 car il est toujours intéressant de jeter un œil en arrière pour faire le point. C’est peut-être la première fois qu’en relisant un de 

Parlons un peu machines, matériel couture et minimalisme

Parlons un peu machines, matériel couture et minimalisme

Bonjour à toutes et tous ! Je m’écarte un peu de ma ligne habituelle aujourd’hui pour vous proposer un article de réflexions, que j’avais commencé cet été puis mis de côté. Je me suis dit qu’il pouvait malgré tout avoir un intérêt et nous permettre d’échanger sur le sujet.

À mesure que je découvre la communauté couture d’Instagram (notamment grâce aux chouettes sewinterviews de Louisette en Goguette), je suis frappée de voir que beaucoup de couturières qui, ayant commencé la couture il y a à peine un peu plus d’un an ou deux, sont déjà équipées comme des professionnelles, et cela me laisse souvent dubitative.

J’ai aussi entendu des couturières dire que le fait de ne pas avoir de surjeteuse était une caractéristique de débutant·e en couture, avec le présupposé, donc, que lorsque l’on a un peu d’expérience on est nécessairement suréquipé·e. Cette idée m’agace et j’avais envie de parler ici du matériel que j’utilise, moi, pour coudre mes vêtements et mes costumes.

J’ai commencé la couture en 2010 par des costumes historiques et quelques rares vêtements, mais ce n’est qu’en 2017 que j’ai véritablement décidé de me coudre intégralement ma garde-robe. Entre 2010 et 2015, j’ai cousu de façon intensive dans une boulimie d’envies de costumes, qui m’a passé depuis. Depuis 2017 j’ai à nouveau pas mal cousu, quoique de manière plus raisonnée afin d’être sûre de bien porter tous ces vêtements. Je n’ai pratiquement jamais parlé de mon matériel sur le blog, pensant que ça n’avait pas beaucoup d’intérêt, mais je me dis aujourd’hui que cela peut aider à dédramatiser la pratique de la couture.

Mon matériel de couture

J’ai commencé la couture avec la machine à coudre familiale de ma mère : une Singer mécanique des années 1970 ou 1980, qui était peu utilisée, mais qui avait déjà eu une vie bien remplie. Vu l’usage intensif que j’en faisais (les kilomètres d’ourlet de crinoline ont fini par avoir raison de son moteur), mes parents m’ont offert à Noël (2012 peut-être ?) une machine à coudre mécanique Brother entrée de gamme (précisément une XL 3600), qui me suis fidèlement depuis. Je ne vais pas vous mentir, j’ai déjà été tentée de m’offrir une surjeteuse (et même une machine à broder), mais compte tenu de l’investissement, je me suis à chaque fois demandée si la dépense en valait vraiment la peine – en avais-je vraiment besoin ? -, et la réponse a toujours été non.

Non, je n’ai pas besoin d’une machine à coudre plus sophistiquée ou d’une surjeteuse. Tout ce que je couds aujourd’hui est fait avec une machine entrée de gamme de 7 ou 8 ans d’âge et que je n’ai même jamais fait réviser. (Je ne dis pas qu’une révision ne lui serait pas bénéfique, mais enfin pour le moment elle fonctionne parfaitement)

Je ne doute pas qu’une surjeteuse change vraiment la vie, et peut-être qu’un jour je m’en offrirai une, mais cela m’agace quand je vois la débauche de machines de certaines couturières, qui véhicule cette idée qu’on ne peut pas se coudre des vêtements de qualité « professionnelle » sans matériel spécifique. Si par « qualité professionnelle » on entend la qualité du prêt-à-porter, je vous assure que si : une petite machine de base peut largement faire de plus jolies finitions que dans le prêt-à-porter. La qualité d’un vêtement vient du soin que la couturière lui accorde, bien plus que de la machine qu’elle va utiliser et pour ça, il n’y a pas vraiment de secret : le temps que l’on passe sur la pièce et l’expérience.

Après 10 ans de couture, voilà la liste du matériel que j’utilise au quotidien (quand je couds je veux dire) et dont personnellement j’ai du mal à me passer :

  • une machine à coudre (de base donc)
  • des aiguilles machine adaptées aux différents tissus
  • un pied presseur pour boutonnière
  • un pied presseur pour fermeture éclair
  • des épingles extra fines
  • des ciseaux de coupe réservés exclusivement au tissu
  • des ciseaux fins pour couper les petits fils et ouvrir les boutonnières
  • un découd-vite
  • un mètre ruban
  • une règle plate
  • des crayons de couleur pour marquer les pièces sur le tissu (ou un morceau de savon sec si le tissu est foncé)
  • ma pince Prym pour poser œillets, boutons pressions, boutons de jean…

Et c’est tout. Techniquement il n’y a pas besoin de plus et je dirais même qu’on pourrait faire avec moins. Ciseaux fins et découd-vite peuvent faire double emploi et la pince Prym est clairement un luxe.

Bien sûr, les gens font bien ce qu’ils veulent et ils et elles peuvent acheter du matériel sophistiqué s’ils en ont envie, mais cela me gêne de voir se diffuser l’image d’un loisir aussi consumériste alors qu’on peut faire beaucoup de choses en couture avec peu de matériel. La surconsommation à combattre ne se situe pas seulement au niveau de nos achats de tissu, mais aussi de tout le matériel que nous utilisons pour nos projets.

J’espère que cet article pourra vous inciter à mettre en perspective vos besoins réels si d’aventure vous étiez tenté·e·s par l’achat de nouvelles machines plus performantes alors même que la vôtre fonctionne encore très bien. J’espère aussi que celles et ceux qui ne se sont pas encore mis à la couture auront ainsi la confirmation que l’on peut se faire de jolies choses avec un investissement de départ limité. J’ai toujours le matériel d’une débutante en couture depuis 10 ans, et c’est largement suffisant !

Bien sûr, n’hésitez pas à réagir à cet article, notamment si vous n’avez pas le même avis que moi ! À bientôt. 🙂

Photo by J Williams on Unsplash

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