L’exposition Paris Romantique au Petit Palais

L’exposition Paris Romantique au Petit Palais

Malheureusement, à l’heure où j’écris ces lignes, l’exposition Paris Romantique 1815-1848 s’achève bientôt au Petit Palais (le 15 septembre), mais je l’ai trouvée si bien que j’avais envie de vous en parler pour peut-être inciter les personnes qui le peuvent à aller la voir avant sa fermeture.

album d'échantillons de tissu imprimés - expo Paris Romantique
Manufacture de Wesserling, Album d’échantillons de toiles imprimées, vers 1835. Paris, musée des Arts Décoratifs

Une scénographie réussie

La réussite de cette exposition tient à mon sens dans une scénographie très pertinente, qui invite le visiteur à se balader littéralement dans les lieux emblématiques du Paris des années 1815 à 1849. On va ainsi du palais des Tuileries, à Notre Dame ou les Grands Boulevards en passant par le Palais Royal ou le Quartier Latin. Chacun de ces quartiers est évoqué par des choix scénographiques réussis, qui nous plongent directement dans l’ambiance recherchée (une ambiance feutrée pour les appartements du palais, une ambiance intérieur/extérieur pour les arcades du Palais Royal, un accrochage dense pour le Salon de peintures du Louvre…).

sculpture Antonin Moine salon de 1831
Antonin Moine (1796-1849), Les lutins en voyage, vers 1831. Plâtre patiné. Salon de 1831. Paris, musée du Louvre, département des sculptures

L’objectif de cette exposition me semble être de faire saisir aux visiteurs ce que pouvait être “l’esprit du temps” du Paris de la période romantique. Le parcours aborde donc de nombreux aspects : les arts décoratifs, les Salons de peinture et de sculpture, la mode, les mœurs, la politique, les arts du spectacles, la vie intellectuelle, la musique… N’étant pas une spécialiste de la période, je ne saurais dire si des éléments fondamentaux ont été oubliés, mais en tout cas je pense que l’évocation fait vraiment mouche auprès du grand public.

modèle de broderie robe de cour 1815-1830
Maison Beauvais, Modèle de broderies de robe de cour, vers 1815-1830

Par ailleurs, il y a beaucoup à lire dans cette exposition. J’y suis resté près de deux heures et je n’ai quand même pas pu lire tous les cartels développés. J’ai appris pas mal de choses dont je n’avais pas idée (l’immense succès du Notre-Dame de Paris de Victor Hugo qui a eu un impact considérable dans les arts, le fait qu’il y ait eu dans Paris des montreurs de marmottes domestiquées…), même si j’étais plus familière avec certains aspects (la mode, les Salons de peinture…). J’ai trouvé le propos à la fois simple et fouillé, c’est vraiment un très bon exemple d’exposition dense et exigeante mais malgré tout pour le grand public à mon avis.

boîte à marmotte vers 1840 - exposition Paris Romantique
Boîte à marmotte, vers 1840. Bois peint. Paris, musée Carnavalet-Histoire de Paris

La mode, la mode, la mode

Ce qui m’a décidée à aller visiter cette exposition, c’est qu’une amie a mis quelques photos sur Instagram où l’on voyait des costumes. Je me suis alors dit que je ne pouvais quand même pas passer à côté de l’occasion de voir des costumes des années 1820-1830 et je ne regrette pas ! Il n’y en a pas énormément, car ce n’est pas une exposition sur la mode, mais suffisamment pour se réjouir. C’est évidemment dans cette section que j’ai pris le plus de photos. Elles ne sont pas très bonnes car prises avec mon téléphone, mais j’espère qu’elles feront malgré tout plaisir à celles et ceux qui ne pourront pas se rendre au Petit Palais avant la fin de l’expo. Je me suis aperçue que je n’ai bêtement pas pensé à photographier tous les cartels des objets pris en photo. J’essayerai de compléter en légende si je retrouve les infos…

Robe 1820 exposition Paris Romantique
Robe habillée, vers 1824. Façonné de soie à motifs de zigzags, satin de soie violet, toile coton écrue. Paris, Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris
robe de jour 1830 exposition Paris Romantique
Robe d’été, vers 1830-1834. Toile coton blanche imprimée de motifs vermiculés mauves et bleus, toile de coton blanche. Paris, Palais Galliera, musée de la Mode de la ville de Paris. Mannequinée avec Canezou (vers 1830-35) et boucle de ceinture (1820-30)
tenue de dandy 1820-1830 exposition Paris Romantique
Redingote d’été, vers 1820. Piqué de coton blanc, toile de lin blanche. Paris, Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.

Chemise, vers 1830. Lin blanc : chiffre brodé au fil de coton rouge “AL” [Antoine Luzarche]. Paris, Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.

Gilet de dessous, porté par James Pradier, vers 1830. Piqué de coton blanc, broderies en fils de coton blancs à motifs floraux, toile de coton blanche, cordon en coton. Paris, Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.

Gilet, vers 1830. Taffetas de soie crème imprimé de motifs floraux verts rouges et bruns, toile de coton écrue, œillets en métal, cordon en coton. Paris, Palais Galliera, musée de la mode de la Ville de Paris.


Col-cravate, vers 1833. Gros de Tours (?) en soie marron, doublure en toile de coton enduite, cuir, boucle en métal. Paris, Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.
gilets d'homme 1815 à 1850.
Gilets d’homme. En haut à gauche vers 1830, en bas à gauche vers 1840-1850. Au centre vers 1815. En haut à droite vers 1840, en bas à droite vers 1840-1850
manteau douillette 1835
Manteau-douillette, vers 1835. Paris, Palais Galliera, musée de la mode de la ville de Paris.

Notez que l’exposition a une suite au Musée de la vie romantique, qui expose de son côté deux autres quartiers de Paris, mais je n’y suis pas allée et je pense que je n’aurai pas le temps avant que ça se termine. En tout cas je vous encourage vivement à aller au Petit Palais dans les prochains jours si vous le pouvez !

Cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé d’exposition sur le blog et que le rythme de publications était assez nonchalant, mais il se trouve que j’ai plusieurs idées d’articles à venir et davantage de temps désormais. Avoir laissé tomber ma thèse et repris une activité salariée classique m’a permis, mine de rien, de mettre fin à une certaine anxiété et de reprendre progressivement le chemin de mes loisirs, ce qui, en cette rentrée de septembre, me donne plein d’énergie !

À très vite.

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