Patience et couture, le mariage indispensable ?

Patience et couture, le mariage indispensable ?

Aujourd’hui j’avais envie d’aborder une question que j’entends souvent quand je parle de couture à mes connaissances. Souvent les gens me disent « Ah c’est incroyable, ce que tu fais, moi je n’aurais jamais la patience ! ». Et à chaque fois ça me fait protester.

La couture, c’est pour les patients ?

Dans la vie je suis plutôt quelqu’un d’impatient. Vraiment. Quand je veux quelque chose, j’ai tendance à le vouloir maintenant et je déteste attendre. C’est pour ça d’ailleurs que quand une envie me vient de me lancer dans un projet, je le fais tout de suite. J’ai du mal (et en plus je n’ai pas envie) à penser raisonnablement un programme de tâches : je préfère me lancer dans ce qui me fait envie sur le moment, quitte à mettre de côté quelque chose en cours qui m’enthousiasme moins. Finalement, le meilleur moteur pour terminer un projet c’est l’envie d’en venir à bout.

En revanche il est certain que si on a de nouvelles envies tous les jours sans se laisser le temps de terminer les projets en cours, cela peut être un peu problème. Pour moi le trait de caractère le plus important pour la couture n’est pas la patience, mais la persévérance.

Quand on commence la couture, il y a souvent la période de la lune de miel. C’est-à-dire un moment où l’on a envie de plein de choses et de les avoir tout de suite. Vêtements ou costumes, c’est un peu pareil, c’est une sorte de frénésie addictive. C’est un bon moteur pour progresser, mais cela peut aussi être décourageant puisque le résultat n’atteint jamais (ou rarement) le niveau de l’objectif que l’on s’était fixé. C’est à ce moment là que la persévérance entre en jeu à mon avis. Le moment où l’on veut absolument terminer le projet commencé parce que c’est devenu un défi personnel. Avoir l’ambition de porter le vêtement ou le costume peut être un bon moyen pour se motiver à le terminer, même si à titre personnel je ne suis pas fan des deadlines qui me poussent à bâcler les choses.

Tuto ruché patience et couture

La patience ça s’apprend

Le moment où la patience entre en jeu est moins dans l’activité en elle-même que dans le temps que l’on s’accorde pour progresser. Quand on commence la couture, on tâtonne, on rate, on fait des finitions pas terribles. C’est normal. Je ne trouve pas que coudre soit très compliqué en soit, mais il y a quand même des techniques à maîtriser et pour les maîtriser il faut du temps et c’est un temps incompressible. C’est à ce moment là que la patience entre en jeu, mais finalement il en est de même pour toutes les activités créatives. Même quand on a beaucoup de talent et quelle que soit l’activité que l’on pratique, il y aura toujours une marge de progression. Et il n’est pas possible de brûler les étapes de cette progression.

De mon point de vue, cette patience là s’apprend à mesure que l’on pratique et que l’on s’améliore. Il n’est pas nécessaire d’être patient pour faire de la couture, il faut surtout avoir envie de progresser. Avec cette envie viendront assez naturellement la persévérance et le soin des détails.

Quand j’ai commencé la couture j’étais beaucoup moins minutieuse et appliquée que je ne le suis aujourd’hui. Ce sont des qualités qui sont souvent associées à la patience, mais pour moi tout cela s’apprend. C’est pourquoi j’essaye toujours de motiver les gens qui manifestent un intérêt pour la couture, mais qui ne s’estiment pas assez patient. Vraiment, la question n’est pas là, si vous avez envie de coudre, cela suffit. 🙂

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1 thought on “Patience et couture, le mariage indispensable ?”

  • Tout à fait d’accord !! Je n’ai personnellement aucune patience et cela conduit pas mal de projets au placard quand ils me « gonflent », mais ma persévérance me permet de les ressortir quand le moment est venu de s’y remettre…J’adhère complètement à ta définition !

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